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Crédit photos Christophe DENTINGER
Crédit photos Christophe DENTINGER
Le conseil d’administration de l’association François Ier à Villeneuve-Loubet, adhérente à la Fédération Française des Fêtes et Spectacles Historique, a décidé de participer à sa mesure par une collecte de fonds destinés à venir en aide au peuple Ukrainien.
Adressez votre don par virement ou par chèque (voir ci-dessous) en mentionnant “Solidarité Ukraine”
Les fonds réunis seront remis à la Présidente de l’antenne régionale de la Croix Rouge Française
Comment faire ?
Par virement : Association François 1er Villeneuve Loubet
IBAN FR76 1910 6006 6343 6092 9954 227 BIC AGRIFRPP891
Par chèque : Adressé Association François 1er Villeneuve Loubet
Espace associatif – 9 avenue de la Liberté – 06270 Villeneuve Loubet
Ou encore… déposer votre don lors de l’assemblée générale du 26 mars
Un reçu pour déduction fiscal de 66 % sera délivré sur demande
Au Moyen Age, on chante déjà la nativité avec des noëls mais la Renaissance voit le nombre de chants augmenter car l’invention de l’imprimerie permet de les sauvegarder et de les diffuser. Ces chants de Noël, en patois mais aussi en français, sont souvent populaires, entonnés chez soi en famille, dans la rue ou même à la Cour mais dans les églises, les chants sont en latin.
Nativité du Christ. Œuvre du XVIème siècle de Giovanni DI PIETRO
Le Moyen Age proprement dit ne nous fournit pas une moisson très abondante de Noëls, cependant qu’aux trois ou quatre siècles qui précédèrent la Renaissance, la fête de Noël était plus populaire que de nos jours. Sans doute parce que l’imprimerie n’était pas encore née et que nos plus anciens monuments littéraires étaient rédigés en une multitude de patois.
La Renaissance assiste à une profusion de chants populaires de Noël, tant des noëls patois que des noëls français qui exercent alors la verve poétique de nos ancêtres
La première raison du faible nombre de noëls du Moyen Age dont on a conservé la trace, c’est que l’imprimerie n’étant pas encore inventée : il fallait se borner à la ressource des manuscrits et des traditions orales ; les livres furent même très chers de 1450 à l’aurore du XVIème siècle, époque d’enfance et d’essai de la typographie ; par conséquent, les livres étaient aussi rares que le peuvent être des objets de luxe.
La crèche vivante née vers 1223 avec Saint François d’Assises dans une grotte près de GRECCIO (Italie centrale) se répand ensuite peu à peu en Europe avec parfois des acteurs dans les églises ou sur leur parvis. La crèche avec des personnages va se diffuser dès le XIIIème siècle dans la région napolitaine puis en Europe.
La crèche vivante née vers 1223 avec Saint François d’Assises dans une grotte près de GRECCIO (Italie centrale) se répand ensuite peu à peu en Europe avec parfois des acteurs dans les églises ou sur leur parvis. La crèche avec des personnages va se diffuser dès le XIIIème siècle dans la région napolitaine puis en Europe.
Avec la collaboration de l’Association « François Ier à Villeneuve-Loubet« pour les décors et les costumes, la visite guidée ludique de la Forteresse débute au cœur d’un magnifique parc, écrin d’espèces exotiques et méditerranéennes, pour laisser ensuite place à l’Histoire.
En particulier à celle de Romée, fondateur de Villeneuve et bâtisseur de la forteresse au sommet de la colline du village vers 1230.
Rendue célèbre par le séjour de trois semaines du Roi François Ier en juin 1538 pour y signer la trêve de Nice avec Charles-Quint.
Elle a été restaurée au fil des siècles pour devenir un lieu de villégiature avant d’être la propriété de la famille Panisse-Passis en 1742.
Association « François Ier à Villeneuve »
Sous l’impulsion de bénévoles impliqués dans la vie locale, une reconstitution historique de la venue le 31 mai 1538 de François Ier à Villeneuve-Loubet a été organisée en juin 2005. Devant le succès de la manifestation, l’événement a été reconduit en 2006 avec un soutien accru de la commune de Villeneuve-Loubet.
L’association « François Ier à Villeneuve » a été créée en décembre 2006 pour rassembler les bénévoles acteurs de la réussite des premières fêtes Renaissance.
Elle compte plus de 150 adhérents, Villeneuvois mais aussi résidents d’autres communes des Alpes-Maritimes intéressés par le thème de la Renaissance.
L’association « François Ier à Villeneuve » a une triple vocation : culturelle, éducative et sociale.
Comme indiqué dans les statuts, son objet est de :
La FFFSH (Fédération Française des Fêtes et Spectacles Historiques) est une association régie par la loi 1901. Créée en 1986 par un petit groupe d’associations, elle compte à ce jour 86 structures organisatrices adhérentes qui rassemblent plus de 20 000 passionnés.
La FFFSH a pour vocation de rassembler, dans un même état d’esprit d’amitié et d’efficacité, toutes les structures françaises, associatives ou communales, organisatrices ou prestataires de fêtes et de spectacles historiques vivants.
Bain forcé pour la Reine
Fidèle partisane de la paix pour laquelle elle militera toujours, la reine Eléonore, sœur de Charles-Quint, épouse de François Ier, est du voyage. Le 11 juin, elle rend visite à son frère basé en rade de Villefranche-sur-Mer. La visite aurait pu tourner au drame lorsque la passerelle édifiée entre la terre et la galère impériale cède sous le poids du cortège. L’eau, heureusement, est peu profonde à cet endroit et l’incident resta une source de plaisanteries.
Tel est notre plaisir
Le roi François Ier avait l’habitude de terminer ses édits et ses ordonnances par la phrase sans réplique » tel est notre plaisir » (et non » bon » plaisir ). Certains y ont vu de l’arrogance. Pourtant » plaisir » ne signifie pas » caprice » mais ferme » volonté royale » d’œuvre dans l’intérêt du royaume. Sous les Capétiens et les Valois-directs, les légistes écrivaient déjà » cy veult le roy, cy veult la loy « .
La barbe
C’est alors qu’il prenait d’assaut l’hôtel de son cousin le comte de Saint-Paul … à coups de boule de neige, que le roi fut blessé au menton par un tison enflammé. Pour dissimuler la disgracieuse cicatrice, il décida de porter la barbe et tous les courtisans l’imitèrent.
Le sorbet fait fondre le Roy
C’est à l’occasion de la signature de la Trêve de Nice, en juin 1538, que le Pape Paul III a fait goûter à François Ier son premier sorbet : du vin rafraîchi à la neige. Cette nouvelle pratique va vite se diffuser, promue par la dauphine Catherine de Médicis qui apporte avec elle le goût des glaces omniprésentes dans toutes les festivités de la cour des Médicis à Florence.
Il Divino, le luthiste qui transportait les âmes
Luthiste du Pape Paul III qu’il accompagnait au Congrès de Nice, Francesco Canova, dit Francesco da Milano ou « Il Divino » prolongea son séjour d’une journée à la demande de François Ier, désireux de bien l’entendre jouer. En remerciement de ce plaisir d’un jour, le roi lui accorda l’équivalent du salaire d’un an de son Amiral. On dit que les dames se trouvaient mal tant il transportait leurs âmes…
Vous avez dit la Palisse ?
Claude de Savoie, fils d’Anne de Tende, Seigneur du château de Villeneuve en 1538, avait épousé le 10 mai 1534, Marie de Chabannes qui n’était autre que la fille du célèbre Marquis de la Palisse : Jacques de Chabannes. Les auteurs se disputent sur le célèbre adage « un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie » qui est considéré comme la première des « lapalissades ». Certains estiment qu’il faut comprendre : « il était encore plein de vie ». D’autres penchent pour : « il faisait encore envie » ! Quoiqu’il en soit, l’histoire retient que ce Jacques de Chabannes a été un fier guerrier au service de son roi, François Ier.
René de Savoie devient un proche conseiller du Roi, sénéchal de Provence, amiral des mers du Levant puis Grand Maître de France. Il entreprend d’importants travaux de restauration de l’édifice en prévision du mariage, (finalement célébré à Marseille), du second fils du roi, Henri d’Orléans avec Catherine de Médicis.
Anne de Tende poursuit, après la mort de son époux à la Bataille de Pavie la rénovation du château. Le séjour du roi en 1538 conforte peut-être la volonté d’Anne de Tende d’achever la transformation de cette forteresse militaire en véritable résidence d’agrément. De fait, Saint-Paul et Antibes avec de nouvelles fortifications assument alors la défense de la frontière orientale de la Provence, rôle jusqu’alors dévolu au Château de Villeneuve (remanié par la suite, mais, remarquablement conservé grâce aux travaux entrepris par la famille de Panisse-Passis, propriétaire du château depuis 1742).
Villeneuve-Loubet, capitale de la France
Hormis les déplacement à Nice pour participer aux négociations avec le pape, et l’inspection des villes royales avoisinantes (Antibes les 4 et 8-9 juin et Saint-Paul le 6 juin), François Ier passa la majeure partie de son séjour au Château de Villeneuve. C’est depuis ce lieu, qu’il administra un mois durant le Royaume de France. Villeneuve fut réellement le siège du pouvoir royal. En témoigne, les quarante-neuf actes établis par la chancellerie royale entre le 31 mai et le 22 juin. Au premier rang, les affaires du midi. Puis les grâces et autres dons individuels dont quatre pour la seule duchesse d’Etampes, maîtresse du roi. Ensuite, nous trouvons des actes administratifs courants. S’ajoutent des décisions plus générales : sur la chasse dans les forêts, sur l’entrée en France des velours sortant du Piémont… La Trêve de Nice reste malgré tout l’acte majeur signé par François Ier au Château de Villeneuve.
Texte original de la Trêve de Nice
« On faict scavoir à tous, que trefve généralle, communicative et marchande est faicte et passée entre le roy et l’empereur, tant par mer, que par terre et eaue doulce, tant en Ponant que en Levant, en tous leurs royaumes, païs, terres, seigneuries et endroictz de leur obéissance, et tant en deçà que delà les monts, pour le temps de dix ans entiers ensuyvans et consécutifz, à compter du XVIIIe de ce présent mois de juing ; laquelle ledict seigneur roy veult, entend et ordonne estre observée et entretenue inviollablement, et que tout y contrevenans soient pugniz et corrigez comme s’ils estoient infracteurs de paix et s’en fera la pugnition des délinquans telle qu’elle servira d’exemple à tous aultres. Et par ce moien, le roy veult et permect que traicte généralle de toutes marchandises non prohibées et deffendues soit ouverte et aict cours comme auparavant les guerres encommancées. »
Faict à Villeneufve, le XVIIe jour de juing mil Ve XXXVIII.
« Signé : François »